Kung Fu

Les gardiens des Monts Liang

Les 108 brigands des monts Liang sont aussi populaires en Chine que le sont en Occident « Don Quichotte » ou « Les trois mousquetaires », « Au bord de l’eau » est peut-être le classique de la littérature chinoise le plus célèbre dans tout l’Empire du Milieu. 

S’inspirant de faits réels survenus lors du premier tiers du XIIe siècle, le récit relate les aventures d’une armée de hors-la-loi insurgés contre le pouvoir corrompu de l’époque.

Cette insurrection qui tint longtemps en échec les armées impériales, a donné lieu à nombre de récits et d’anecdotes relatant les hauts-faits de ces valeureux brigands. Très vite, la tradition orale, par le biais des conteurs, s’est en effet emparée des aventures des 108 brigands des marais des Monts-Liang, donnant à ceux-ci une stature quasi-mythique, figures de héros populaires en révolte contre une administration corrompue. 

Les Monts Liang se situent dans la province du Shandong, au nord est de la Chine. Les héros qui vivaient sur ces monts il y a plus de huit siècles brillaient tous par leur habileté particulière dans les arts martiaux.

Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
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Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012
Les gardiens des monts Liang © Jean-Yves Bardin 2012

Aujourd’hui les enfants pratiquent le meihuazhuan dans ce esprit chevaleresque.

Dès le matin à l’aube, les entraînements commencent : assouplissement, échauffement, travail avec partenaire. Les démonstrations se succèdent d’abord gymniques, enchaînements de sauts, salto plus impressionnants les uns que les autres au son d’une techno asiatique assourdissante. Le travail à deux sous le regard des plus expérimentés, les séries de frappe, de coups de pieds et poings, les chutes sont le quotidien de ces jeunes. Viennent ensuite la manipulation des armes avec le bâton et l’épée. Les maîtres transmettent leurs savoirs et lorsqu’ils exécutent des formes complexes avec lances, fléaux à trois branches, chaînes et armes traditionnelles, les applaudissements et les cris d’encouragement de leurs élèves s’élèvent plus haut que le son strident de la musique techno chinoise qui rythme toutes les démonstrations.

Les plus jeunes ont 5 ou 6 ans et suivent la formation de cette école. Le matin, arts martiaux et en fin de matinée, cours d’anglais et de maths. Les enfants retrouvent alors les bancs de la classe et leurs maîtresses.

L’après midi, ils vont s’entraîner dans les montagnes et retrouvent l’esprit des héros imaginaires des monts Liang. Aujourd’hui ils croisent des touristes venus de toute la Chine pour ressentir cet esprit chevaleresque qui fait rêver toutes les générations.

Au pied des monts Liang, les montagnes sont creusées un peu plus chaque jour et les grues construisent de faux temples flambant neufs qui feront le bonheur des prochains touristes. Des spectacles de kung fu mettant en scène les aventures des 108 brigands permettront à ces enfants de continuer à pratiquer leur art. Il en a toujours été ainsi dans les Monts Liang.

Mei Hua Zhuang se traduit en français par « les pieux en fleurs de prunier » et signifie, plus couramment, « la boxe de la fleur de prunier ». Ce nom fut choisi pour cet art martial en raison du lien entre ses valeurs et la signification symbolique donnée à cette fleur dans la culture traditionnelle chinoise.

Le Mei Hua Zhuang est un des plus anciens arts martiaux chinois. Il a été reconnu en 2007 par les autorités comme un des trésors culturels immatériels de la Chine.

Il fait référence à la fleur de prunier, Meihua, qui représente les valeurs d’unité, de persévérance, de vaillance et de modestie qui sont celles de cet art martial.

http://www.meihuazhuang.org/fr/

http://www.editions-fei.com/Au_bord_de_l_eau/book/

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